Notre fils avait 3 ans quand le diagnostic est arrivé. Ce jour-là, on a pleuré. Puis on a soufflé. Parce qu'enfin, on comprenait pourquoi certains matins étaient si difficiles. Pourquoi les textures comptaient autant. Pourquoi les bruits pouvaient tout faire basculer.
On n'a pas cherché à le "guérir". On a cherché à apprendre sa langue.
Quélie s'est mise à fabriquer. D'abord pour lui — des t-shirts sans étiquettes, des panneaux de routine, des objets imprimés en 3D à son image. Puis d'autres parents nous ont demandé où on avait trouvé ça. Et on a réalisé qu'on n'était pas seuls.
Regard Atypique est né de là. Pas d'un business plan. D'un besoin réel, d'une famille réelle, d'un enfant réel.
Quélie fabrique chaque pièce à la main dans notre atelier en Suisse romande. Bruno s'occupe de la partie numérique. Et notre fils ? Il teste. Il approuve. Il inspire.
Tout ce qu'on vend, on l'utilise nous-mêmes. On ne met rien en boutique qu'on ne mettrait pas dans les mains de notre enfant.
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On ne cherche pas à "guérir" notre enfant. On cherche à comprendre son monde, à l'aimer tel qu'il est, et à lui donner les outils pour y naviguer avec fierté.